ESPAGNE 1-3 FRANCE
28'(p) VILLA David (espagne)
41' RIBERY Franck (france)
83' VIERA Patrick (france)
92+' ZIDANE Zinedine (france)
Le film du match :
Suspendu pour le dernier match de poule face au Togo, Zinédine Zidane fait partie des onze joueurs choisis par Raymond Domenech pour débuter ce huitième de finale. Sa présence sur le terrain est moins surprenante que celle de Raúl, qui hérite d'ailleurs du brassard de capitaine. L'autre changement apporté par Luis Aragonés, l'entrée de Cesc Fábregas à la place de Marcos Senna, est destiné à dynamiser le milieu de terrain.
9' : Les premières minutes du match ne sont pas très prolixes, les deux voisins se respectant trop pour se livrer à c½ur perdu. Mariano Pernía est le premier à faire tressaillir les spectateurs lorsque son coup franc des 25 mètres s'en va frôler l'équerre.
11' : Dans son exercice préféré, Thierry Henry, qui avait donné le tournis à Carlos Puyol lors de la finale de la Champions League, opposant Arsenal et Barcelone, repique au centre depuis l'aile gauche et contraint Iker Casillas à un bel arrêt.
23' : La possession de balle est surtout française. A la suite d'un beau mouvement sur l'aile droite, Henry, lancé par Zidane, adresse un bon centre rasant que la défense espagnole ne peut dégager. Frank Ribéry et Patrick Vieira sont bien présents, mais ils ratent le ballon de quelques centimètres.
28' : L'ouverture du score est pourtant espagnole. Lilian Thuram commet une faute maladroite sur Pablo dans la surface de réparation, contraignant M. Rosetti à désigner le point de penalty. David Villa ne doute pas, qui propulse le ballon dans le petit filet droit de Fabien Barthez (1-0). Il s'agit du 14ème penalty consécutif réussi par les Espagnols en Coupe du Monde de la FIFA et du 3ème but de David Villa à Allemagne 2006.
41' : Les hommes d'Aragonés s'attendaient sans doute à rentrer aux vestiaires nantis d'un but d'avance, mais les Bleus réagissent juste à temps. Lancé dans l'espace par Vieira, Ribéry contourne Iker Casillas et glisse le cuir dans les cages désertées (1-1).
Vieira force la décision
Après une première mi-temps jouée sur le tempo allegro, le rythme chute un peu à la reprise. L'entrejeu s'embouteille et les défenses se resserrent.
52' :La France parvient tout de même à percer le rideau défensif espagnol. D'un ballon délicatement piqué, Zidane met Florent Malouda sur orbite, mais le petit lob du Lyonnais est intercepté par un Casillas aérien.
60' : Dans leurs couloirs, Ribéry et Joaquín, entré en cours de jeu, envoient bien des centres menaçants dans les surfaces, mais les occasions se font de plus en plus rares.
77' : Joaquín élimine Abidal sur le côté droit de la surface, mais il tope un peu sa frappe, qui échoue dans le petit filet extérieur.
81' :A l'autre bout du terrain, Ribéry continue de se multiplier. Il offre ainsi une bonne position de tir à Sidney Govou, dont la frappe des 20 mètres passe au-dessus.
83' : Alors que le match semble condamné à la prolongation, les Bleus portent l'estocade. Puyol bloque illicitement la course de Henry et contraint l'homme en noir à siffler un coup franc à 30 mètres de la surface ibérique, légèrement sur la droite. Zidane se charge de l'exécuter : il envoie un ballon dévié par Xabi Alonso au premier poteau et repris par Vieira au second. La tête du Juventino ricoche sur la cuisse de Sergio Ramos et finit dans le petit filet droit de Casillas. Le camp français explose, les joueurs forment un joyeux maul derrière la ligne de but.
90' :L'Espagne jette ses dernières forces dans la bataille pour arracher l'égalisation, mais l'arrière-garde française tient bon.
90+2' :Sur un contre, Wiltord donne sans contrôle à Zizou sur la gauche. Plein de sang-froid, le meneur français temporise et fait l'intérieur à Puyol, avant de conclure d'une frappe légèrement croisée qui prend Casillas à contre-pied. 3-1 pour les Bleus.
En conclusion...
La France a répondu à ses détracteurs. Grâce à une partie complète et maîtrisée, elle s'est offert un passionnant remake de la finale 98. Très prometteuse en phase de groupes, l'Espagne a bien mené au score, mais elle n'a jamais vraiment dominé son sujet. Une fois de plus, la Furia quitte une compétition majeure sur une déception.